Conseil Général des Ardennes – « la colère monte » -
la rencontre avec le Président HURE
Nous avons rencontré le Président vendredi 14 octobre à 14h30. Etaient présents pour l’administration :
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Le Directeur Général des Services : Alain GUILLAUMIN
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Le Directeur des Ressources Humaines :
Dominique PAUCHET
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La Directrice Générale Adjointe : Christiane DUFOSSE
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Le Directeur Général Adjoint : Fabrice OGIER
En préambule, nous avons exigé du Président que l’agent d’exploitation de la Marne qui, lors d’un
recrutement, avait été évincé au profit d’un footballeur, soit rétabli dans ses droits. Nous ne demandions pas une faveur mais bien l’application d’une certaine idée de justice et de
cohérence.
Nous osons croire les promesses faites hier, à savoir sa candidature va être remise à l’étude et le D.G.S.
s’est engagé formellement à le recevoir. Nous mettons de côté pour le moment la polémique sur les recrutements, et attendons avec espoir la suite la qui sera donnée par l’Administration sur ce point particulièrement consternant.
Ensuite, la discussion fut assez houleuse par moments. Nous
avons exposé des exemples de services où les dysfonctionnements éloquents traduisent le climat qui règne au sein de notre collectivité. Notre
Directeur Général dit ne pas être informé des problèmes. Selon lui, il ne rencontre que des agents heureux, qui ne se plaignent pas, des chefs de services qui ne font pas remonter des
informations allant dans le sens de celles que nous exposons, le Président quant à lui nous explique que depuis qu’il est à la tête de l’exécutif départemental il n’a vu qu’une seule personne démissionner…
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Lorsque nous évoquons les jours d’arrêts de maladie qui, au cours du 1er semestre 2011, ont
atteint le même nombre que ceux de l’année entière 2010, le DRH nous rétorque que cela est partiellement erroné dans la mesure où certains arrêts pour maladie vont prochainement être requalifiés
en arrêts de longue durée… On jour sur les mots, vous l’aurez compris. Ce qui ne, au final, ne change rien aux chiffres. L’augmentation de l’absentéisme est pourtant révélateur d’un mal-être
certain.
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Nous déplorons le recrutement fréquent de l’encadrement des services hors du département en expliquant que
les non-ardennais sont parfois moins impliqués dans leurs mission et ont parfois une vision assez négative des Ardennes et des Ardennais. Sachant que le Président nous avait expliqué juste avant
qu’il favorisait le recrutement de chômeurs Ardennais au profit d’agents déjà en poste dans d’autres services ou dans d’autres collectivités, là cette fois il nous dit l’inverse. Ok. Nous
comprenons que les agents de catégorie C peuvent être Ardennais mais pas les chefs de service, voire les directeurs (catégories A). Dommage car nous avons expliqué preuve à l’appui que l’intérêt
de certains chefs de service pour notre département s’arrêtait bien au montant figurant sur leur fiche de paye.
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Le DGS dit ignorer que certains agents de la Direction des Solidarités sont en train de craquer à cause d’une
réorganisation du service, que certains pas si loin de lui pleurent tous les jours, que l’ambiance se dégrade, que les agents des collèges deviennent polyvalents au-delà de tout entendement et
que les agents des collèges absents ne sont pas remplacés… Nous allons tenter de lui ré-expliquer ce que nous avons déjà dénoncé l’an dernier en juillet, cette année en juin.
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Etc…etc…
La répétition est l’art de l’enseignement. Alors, répétons, répétons encore…
Faites remonter au maximum les problèmes et si vos chefs de service ne font pas le relais avec la Direction
Générale des Services nous saurons nous en charger.
Les propositions de
Benoît HURE :
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Il nous explique qu’il ne peut être partout et qu’il est attaché aux Ardennes. C’est en cela qu’il donne et
réaffirme toute sa confiance au Directeur Général.
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Il ne veut pas s’occuper des problèmes de notre vie quotidienne faisant confiance pour cela
Au Directeur Général des Services et au Directeur des
Ressources Humaines.
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Il demande que soit traiter avec égalité et justice tous les agents.
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Il préconise l’organisation de réunions avec les organisations syndicales pour que soit réglés tous les
problèmes. Mais lorsqu’on lui demande s’il sera là c’est un grand « Ah Non !!! je n’ai pas le temps ! » qu’il nous renvoie. Dommage, bien dommage.
Les propositions du
Directeur Général :
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Il s’est engagé à rencontrer chaque syndicat individuellement dans un premier temps et l’intersyndicale dans
un deuxième temps. Il devrait nous faire parvenir le calendrier la semaine prochaine. D’ores et déjà, sachez que nous ne voulons pas être reçus « individuellement ». Fini le temps du
« diviser pour mieux régner ».
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Il va interroger les directeurs et chefs de service sur les problèmes que nous soulèverons pour les
résoudre.
Notre
analyse
Depuis de nombreux mois, chaque organisation syndicale, chacun à sa manière dénonce les conditions de travail
dégradées au sein des services. Nous sommes très préoccupés par la souffrance au travail que les représentants du personnel entendent au quotidien. Initier deux mouvements de grève, n’est pas anodin et devrait alerter le Président du Conseil Général sur la véracité de nos
propos.
Vendredi dernier, nous avons beaucoup évoqué la politique de recrutement menée par le DGS qui pourtant ne
concerne en rien les organisations syndicales. Le Président devrait se poser la question, pourquoi tant d’exacerbations autour d’un système
ancestral ? Celui-ci n’est-il pas pratiqué aujourd’hui sans discrétion, ni modération et surtout de manière discriminatoire ? Ses explications ne nous ont pas convaincus, sans doute le manque de sincérité. D’ailleurs avait-il besoin de se
justifier ? Si le DGS a raison d’être fier du recrutement de 91 chômeurs, l’intersyndicale souhaiterait
aussi qu’il soit fier d’une politique juste et cohérente, digne d’un fonctionnaire.
L’objectif principal de l'intersyndicale était de faire part de toutes les difficultés rencontrées par les
agents au sein de leur service. Nous n’avons, bien entendu, pas eu le temps d’en faire un exposé exhaustif mais nous espérons que le Président a pris conscience que le management est pour partie responsable du malaise
ambiant.
Le manque d’écoute flagrant, la volonté d’ignorer les problèmes ou de les étouffer, de chercher un coupable au lieu de trouver une solution, les menaces si les agents osent exprimer leur désaccord, etc… conduisent les agents à perdre confiance
en leur hiérarchie. Les processus menant tant à la résignation qu’à la rébellion sont contre-productifs pour la collectivité et destructeurs pour
l’agent.
Le Directeur Général a progressivement éliminé tous les opposants
(Directeurs) et s’est entouré d’une garde obéissante, prête à tout pour ne pas déplaire.
Ce fonctionnement est ressenti sur toute la chaine hiérarchique et bien entendu par l’ensemble des agents de
base, les agents de terrain. Les garde-fous qui préservaient la sérénité
du service s’estompent petit à petit et les agents subissent directement les pressions, les décisions liées au manque de moyens du
Département.
La démotivation que connaissent de très nombreux agents y compris
les cadres, prive la collectivité et les ardennais, de richesses humaines, de leurs dynamisme et esprit d’initiative. Le danger est là, il va falloir y remédier…
La mobilisation de l’intersyndicale était également liée au manque
de dialogue social et aux prises de décisions, ici ou là, contraires à l’exercice d’un droit syndical utile et constructif. Liée aux pressions inadmissibles sur les agents voulant exprimer leur révolte. Là aussi, il va falloir changer de direction …
Pour conclure, cette audience du 14 octobre, est loin d’être
fructueuse. La proposition de rencontres régulières, si elles se concrétisent, est insuffisante et ne réussira pas à calmer la colère des agents. L’administration doit poser des actes forts pour
nous convaincre, convaincre les agents que le Conseil Général est devenu une collectivité où il fait bon travailler !
L’avenir très proche apportera la réponse à nos questions.
Croyez bien que nous serons très vigilants et prêts à nous mobiliser une nouvelle fois si rien ne bouge !